Lignes directrices sur les questions des femmes qui travaillent dans le secteur HRCT, Malmö – 18-20/6/2001

Lignes directrices sur les questions des femmes qui travaillent dans le secteur HRCT

    • Les femmes qui travaillent dans le secteur HRCT sont confrontées, de par les contraintes particulières du secteur, à des difficultés spécifiques pour concilier vie professionnelle et vie familiale.
    • Une politique de développement des ressources humaines dans le secteur doit entre autres tendre à offrir des solutions adaptées aux femmes qui travaillent. Il faut notamment que l’autorité publique ou le cas échéant les employeurs mettent à disposition des parents des systèmes de garde d’enfants adaptés aux horaires incommodes du secteur. Il faut également proposer des systèmes de transport domicile-travail aux heures ou dans les endroits où les transports en commun n’existent pas.
    • Une politique appropriée de développement des ressources humaines doit passer par des horaires adaptés aux impératifs des femmes qui travaillent. Sauf lorsqu’elles le souhaitent, elles ne doivent pas être soumises à des horaires en coupure. Les contrats de travail à temps partiel peuvent représenter une solution adaptée aux besoins des femmes qui travaillent, à condition qu’ils soient négociés entre les intéressées et/ou leurs représentants/tes et la direction, et qu’ils résultent d’un choix clairement exprimé. D’une manière générale, la politique syndicale est de tendre à l’élimination des coupures et du temps partiel non choisi.
    • Les femmes sous contrat à temps partiel doivent avoir la possibilité de prétendre à un travail à temps complet lorsqu’elles en expriment le choix. L’employeur doit s’efforcer de répondre à cette demande, notamment lorsque celle-ci est motivée par des impératifs familiaux.
    • L’amélioration de l’emploi des femmes dans le secteur HRCT passe par la promotion de l’égalité professionnelle. Les femmes ne doivent pas être moins bien traitées que les hommes en matière de salaire, de promotion, d’accès à la formation. Des accords cadres sur l’égalité professionnelle doivent être signés en plus grand nombre entre les interlocuteurs sociaux au niveau de chaque entreprise, au niveau sectoriel national et au niveau international.
    • La dignité des femmes qui travaillent dans le secteur doit être respectée. Les employeurs ne doivent pas pouvoir imposer des tenues vestimentaires dégradantes ou humiliantes, notamment au personnel de service.
    • La violence et le harcèlement sexuel sont encore trop souvent des phénomènes que doivent subir les femmes qui travaillent dans le secteur. Ces phénomènes sont évidemment aggravés par la consommation d’alcool ou autres substances excitantes dans les établissements de restauration et les bars. Des mesures doivent être prises par les autorités publiques, et des accords passés entre interlocuteurs sociaux pour que violence et/ou harcèlement sexuel de la part des clients, de l’encadrement ou des collègues de travail soient sévèrement réprimés.
    • La ratification de la convention de l’OIT sur la protection de la maternité, 2000 (n°183) doit être encouragée. Les interlocuteurs sociaux doivent adopter des dispositions assurant la durée et le paiement du congé maternité et la mise en œuvre d’un congé parental après la naissance d’un enfant.
    • Les interlocuteurs sociaux doivent négocier des dispositions spécifiques pour la garde d’enfants malades qui permettent de réduire les causes d’absentéisme des mères ou pères de famille.
    • Le retour à l’emploi des mères ou pères de famille après un congé parental d’éducation doit être encouragé par des dispositions spécifiques touchant à la formation et à la réinsertion dans le milieu du travail.

31/08/2001