Compte-rendu de la réunion du comité du groupe professionnel, Malmö – 18-20/06/2001

HRCT

11e CONFÉRENCE DU
GROUPE PROFESSIONNEL
Malmö, 18-20/06/2001

Compte-rendu de la réunion du comité du groupe professionnel

Lundi 18 juin – matin

Le président Nicos Epistithiou (OEXEV-SEK Chypre) ouvre la réunion et suggère que le comité passe ne revue les points à l’ordre du jour et émette, chaque fois que nécessaire, des recommandations à la conférence.

Sous point 2 de l’ordre du jour, le comité recommande à la conférence d’adopter l’ordre du jour proposé, d’adopter le planning horaire proposé et de limiter le temps de parole à cinq minutes par intervenant/e.

Sous point 3, le comité recommande à la conférence d’accepter formellement le compte rendu de la réunion du comité du groupe professionnel (Le Caire, 13-14 novembre 2000).

Sous point 4, Leena Rautavuori (PAM Finlande) explique la réduction des effectifs affiliés à l’UITA par la fusion des fédérations des travailleurs/euses de l’hôtellerie, du commerce et des ouvriers qualifiés pour former la fédération des services PAM. A la suite de cette fusion, des redistributions d’effectifs ont été opérées.

Le secrétariat, en réponse à une question de Klaus Schröter (NGG Allemagne), indique que la liste des effectifs du secteur HRCT a été établie sur la base des effectifs cotisants à l’UITA et non des effectifs réels des organisations.

Sous point 6, le comité recommande à la conférence d’appuyer la proposition du secrétariat concernant l’équilibre entre hommes et femmes pour les élections au comité du groupe professionnel.

Sous point 7, le comité recommande à la conférence de maintenir le soutien moral et financier aux salariés/es de l’hôtel Shangri-La de Djakarta, notamment par l’organisation d’une collecte de fonds pendant la conférence.

Le comité recommande à la conférence de compléter et de diffuser la liste du réseau de recherches sur les sociétés transnationales.

Chris Magoulas , chargé de recherches à l’organisation affiliée nord-américaine HERE, présente son travail sur Hilton International qui vient de racheter la chaîne nordique Scandic. Le débat qui a suivi a mis en lumière les différences de comportement de Hilton et Scandic par rapport aux syndicats, tant au niveau national qu’européen, et l’inquiétude des employés/es de Scandic quant à leur emploi et leurs conditions de travail. Ont participé à la discussion Per Olov Lindblom (HTF Suède), Kerstin Howald (EFFAT-UITA), Mildred Forsberg (HRF Suède), Klaus Schröter, LeVere Richards (BWU Barbade), Zeljko Herendic (HRF Suède), Hiroshi Sawada (Leisure Service Rengo Japon) et Aage Jensen (RBF Danemark).

Sur proposition du secrétariat, le comité recommande à la conférence d’appeler le secrétariat à mettre sur pied un réseau de communication et d’alerte sur la chaîne Hilton/Scandic et de favoriser la rencontre de syndicalistes représentant les salariés du groupe Hilton/Scandic de différents pays, notamment en utilisant les réunions du comité d’entreprise européen Hilton. L’organisation nord-américaine HERE a offert de continuer à partager ses informations et recherches sur la chaîne avec les organisations intéress Sur proposition du secrétariat, le comité recommande à la conférence d’appeler le secrétariat à mettre sur pied un réseau de communication et d’alerte sur la chaîne Hilton/Scandic et de favoriser la rencontre de syndicalistes représentant les salariés du groupe Hilton/Scandic de différents pays, notamment en utilisant les réunions du comité d’entreprise européen Hilton. L’organisation nord-américaine HERE a offert de continuer à partager ses informations et recherches sur la chaîne avec les organisations intéressées et de participer aux réunions.

Sous point 11, le comité recommande à la conférence d’adopter le document sur la politique de l’UITA dans le secteur du tourisme avec la modification suggérée par BWU Barbade.

Sous point 15, le comité recommande à la conférence de considérer la résolution sur Cuba présentée par plusieurs affiliées de la région des Caraïbes comme recevable malgré sa transmission tardive au secrétariat. Elle doit être considérée comme résolution d’urgence. Le comité soutient le principe de la soumission au congrès d’une résolution sur le secteur HRCT. Il recommande à la conférence d’accepter la modification au règlement du groupe professionnel proposée.

Sous point 16, le comité recommande à la conférence de décider que le prochain comité du groupe sera élu sur la base de l’équilibre femmes/hommes décidé en 1994 à la conférence de Calviá, et que les propositions de candidatures seront soumises au plus tard à la fin de la deuxième journée de la conférence. Le comité demande à la conférence de noter que le président du comité du groupe professionnel Nicos Epistithiou est candidat à un second mandat, ainsi que la première vice-présidente Birgitta Kihlberg (HRF Suède) ; de noter également que le camarade Hiroshi Sawada prend sa retraite et n’est pas candidat à réélection mais que les organisations japonaises proposent pour lui succéder le camarade Kunio Akiyama ; de noter enfin que toute autre candidature doit être communiquée au secrétariat avant la fin de la deuxième journée de la conférence.

Sous point 18, le comité recommande à la conférence d’appeler les organisations affiliées à soumettre des propositions sur les sites des futures réunions des organes du groupe HRCT en les liant autant que faire se peut à des activités syndicales des organisations hôtes.

Compte rendu de la conférence du groupe professionnel

Lundi 18 juin – après-midi

Point 1 – Ouverture de la réunion

Birgitta Kihlberg souhaite la bienvenue aux participants/es au nom de l’organisation hôte HRF. Patrick Dalban Moreynas présente les excuses du secrétaire général de l’UITA Ron Oswald empêché de venir à Malmö par un sérieux problème de santé et appelle les participants/es à faire de la syndicalisation dans le secteur HRCT le point central de la conférence. La conférence est formellement ouverte par le président Nicos Epistithiou qui rappelle les défis majeurs auxquels est confronté le mouvement syndical dans le secteur.

Point 2 – Adoption de l’ordre du jour

L’ordre du jour est adopté tel que proposé, ainsi que la proposition de répartition dans le temps.

Point 3 – Adoption du compte rendu de la précédente réunion

Le compte rendu de la réunion du comité du groupe professionnel (Le Caire, 13-14 novembre 2000) est adopté.

Point 4 – Effectifs

La question de la réciprocité d’affiliation est considérée comme importante dans un secteur où, par exemple en Autriche, un tiers des jeunes vont travailleur à l’étranger, notamment en stages. Il est rappelé que le principe de la réciprocité d’affiliation existe dans les statuts de l’UITA et de l’EFFAT et qu’il devrait trouver une expression concrète de façon à promouvoir le rôle de l’UITA et de ses secrétariats régionaux dans la protection des droits des travailleurs/euses. Des accords bilatéraux sur la prise en charge de syndiqués d’autres pays dans le pays du lieu de travail existent dans le secteur HRCT entre par exemple l’Autriche et l’Allemagne. Il est suggéré que le secrétariat travaille à la définition de critères de base pour l’application de la réciprocité d’affiliation.

Certains intervenants demandent la création d’un groupe de réflexion sur la syndicalisation dans le secteur HRCT. Ce groupe est composé dans un premier temps de Aage Jensen (RBF Danemark), d’un représentant de langue allemande (à désigner) et il travaillera avec le comité de direction (président, vice-président/es, secrétaire).

Ont participé à la discussion Paul Abraas (Horecabond FNV Pays-Bas), Klaus Schröter, Rudolf Kaske (HGPD Autriche), Per Olof Lindblom, Thierry Dedieu (FdS-CFDT France), John Herrström (HRF Suède), Mohamed Elal El Sharkawi (GTUHTW Egypte), Tatiana Krylova (CCCCWU Russie), Leena Rautavuori, Kirill Buketov (UITA Europe de l’Est et Asie centrale), Javier Siguero (FECHTyJ-UGT Espagne), Kerstin Howald et Aage Jensen.

Point 5 – Activités dans les régions

L’intervention de Klaus Schröter porte sur la baisse d’activités constatée dans le secteur du fait du pouvoir d’achat en baisse, sur l’introduction de la monnaie européenne unique (euro) en 2002 qui permettra au consommateur de comparer les prix et pourra entraîner des transferts d’activité vers des pays à prix plus avantageux, et sur la fusion de syndicats de service en Allemagne.

Leena Rautavuori souligne la multiplication de contrats à temps partiel en Finlande et la nécessité d’obtenir les mêmes garanties que pour les travailleurs/euses à temps plein. Elle décrit les mesures adoptées pour réduire l’absorption passive de fumée par les salariés/es qui travaillent dans une atmosphère enfumée, notamment les femmes enceintes. Elle signale que sa nouvelle organisation, PAM, résulte de la fusion de la fédération de travailleurs/euses de l’hôtellerie-restauration HRHL avec d’autres organisations du commerce et des services.

LeVere Richards présente les interventions de son syndicat vis-à-vis de la direction de l’hôtel Sandy Lane à La Barbade, et souligne la progression du tourisme dans la zone caraïbe, notamment du tourisme de croisière.

Rudolf Kaske Rudolf Kaske insiste sur le taux élevé de chômage dans le secteur, notamment à certaines périodes de l’année, tandis que le chiffre d’affaires du secteur est en augmentation (7%). Les salaires dans le secteur sont encore 30% inférieurs à ceux des autres secteurs, malgré un accord signé en mai 2001, et de ce point de vue l’élargissement de l’Union européenne à d’autres pays représente un défi social. Les contrats de travail atypiques sont en augmentation, notamment pour les jeunes. Sa fédération HGPD n’envisage pas de rapprochement avec des organisations autrichiennes d’autres secteurs, mais entretient des relations avec la NGG allemande et la Horecabond FNV des Pays-Bas et réfléchit à la construction d’un syndicat international.

Paul Abraas indique une progression de l’activité (+5%) dans le secteur aux Pays-Bas et une baisse du taux de chômage. Il est d’avis également que la coopération entre syndicats doit être développée dans une optique de fusion, le cas échéant transfrontalière.

Kirill Buketov présente les activités du bureau de l’UITA pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale qui concerne le soutien et le développement du travail des organisations du secteur HRCT dans la région. Il rappelle la situation de violation des droits syndicaux en Belarus et la campagne menée sur ce point notamment lors de la récente conférence internationale du travail à Genève. Il remercie les organisations qui ont apporté leur aide à la région, notamment HRF Suède.

Adou Yapi (CIAGAH-CI Côte d’Ivoire) déplore qu’en Côte d’Ivoire, 80% des travailleurs/euses sur les sites touristiques saisonniers soient des travailleurs/euses illégaux/ales. Il n’existe aucune convention collective spécifique au secteur HRCT, mais seulement des accords collectifs dans certains grands hôtels. Après les changements au niveau de la direction du pays, la promesse de relancer la négociation collective a été faite, et son syndicat va s’employer à profiter de cette possibilité.

Frans Dirix (CCAS-CSC Belgique) constate l’attitude agressive de certains employeurs (McDonald’s, Pizza Hut, Quick, AC Restaurants, Carestel, Lunch Garden) qui ont été jusqu’à menacer de poursuites judiciaires pour déclarer la convention collective du secteur non applicable dans la restauration rapide. La réaction syndicale forte et rapide a mis cette stratégie patronale en échec.

Kunio Akiyama (Leisure Service Rengo) présente l’évolution des syndicats du secteur au Japon et la constitution le 24 juillet prochain d’une grande fédération Leisure Service Rengo qui donnera priorité au renforcement de la syndicalisation dans le secteur.

Kerstin Howald décrit la nouvelle organisation régionale européenne de l’UITA, EFFAT, issue de la fusion entre le secrétariat européen de l’alimentation (SETA-UITA) et la fédération européenne de l’agriculture (EFA). Une des premières initiatives prises par EFFAT a été la mise sur pied d’une manifestation pour la sécurité des aliments en avril 2001. Elle donne des informations sur l’état des relations avec l’association européenne des employeurs de l’hôtellerie-restauration HOTREC, et avec la fédération européenne de la restauration collective FERCO. Avec la première, le principe d’un travail conjoint sur la non-discrimination a été arrêté. Avec la seconde, les questions de formation, sécurité des aliments, critères de choix des sociétés de restauration collective sont à l’ordre du jour. Le travail dans le secteur du tourisme se poursuit au sein du comité européen de liaison des syndicats du tourisme (ETLC) notamment sur les possibilités de coordination des actions syndicales dans les cas de fusions et concentration des sociétés actives dans le tourisme et les transports.

Ray Rasing (NUWHRAIN Philippines) mentionne les problèmes que pose l’instabilité politique dans son pays du point de vue des luttes syndicales. Les conventions collectives sont en renouvellement et dans plusieurs cas, la direction tente de réduire les conditions négociées précédemment. Son organisation est impliquée dans un projet avec le BIT contre le travail des enfants dans le tourisme. Elle a mené une campagne pour l’extension à tous les travailleurs/euses saisonniers/ères ou temporaires des conditions dont bénéficient les travailleurs/euses permanents/es.

Mohamed Elal El Sharkawi indique qu’un accord existe dans son pays pour la transformation en contrat permanent des contrats atypiques après une année, mais cet accord n’est pas appliqué de façon satisfaisante.

Vesna Dejanovic (SSUTH Croatie) décrit les dernières évolutions dans le secteur : la durée du travail est réduite de 42 heures à 40 heures par semaine, le code du travail légalise le recours à la grève lorsque les salaires ne sont pas versés après 30 jours. Elle appelle la conférence à démontrer sa solidarité avec les salariés/es de l’hôtel Laguna de Zagreb en grève contre le blocage des négociations. Les salariés/es sont sous la menace de lock-out et la moitié d’entre eux a été déplacée.

Lena Davor (ICU Ghana) indique qu’à la suite de changements politiques intervenus dans son pays, la négociation collective a été relancée et des progrès ont été enregistrés dans le secteur : durée du travail de 40 heures par semaine, avec deux jours de repos hebdomadaires, possibilités de congés personnels, congés maternités, etc.

Rachel Abenaim (NURHW Israël) confirme le recours accru à la sous-traitance, également visible dans son pays, ainsi que le niveau de salaires dans le secteur qui est parmi les moins élevés de l’ensemble des activités industrielles et commerciales. Elle décrit la situation difficile des salariés/es du secteur confrontés depuis plusieurs mois à un ralentissement du tourisme en Israël, qui a amené le licenciement de 30% au moins des effectifs dans ce secteur.

Carlos Lopes (SITTUHR Cap-Vert) attire l’attention sur les potentialités de syndicalisation dans les pays africains de langue portugaise. Il dénonce par ailleurs le recours accru aux contrats de travail atypiques et à la pratique de suspension des contrats pendant la saison creuse. Son syndicat va négocier la première convention collective du secteur, et il attend un soutien de l’UITA.

Patrick Dalban Moreynas Patrick Dalban Moreynas tire les conclusions de la discussion : malgré des améliorations dans certains pays/secteurs, la tendance à la multiplication des contrats atypiques se confirme. Les organisations sont conscientes de la nécessité de répondre à ce défi par un effort de syndicalisation, et par une réflexion sur les voies de renforcement des structures syndicales qui peut passer, mais pas nécessairement dans tous les cas, par des fusions entre organisations. La coopération internationale est indispensable, et de ce point de vue le comité de liaison du tourisme est un bon exemple de travail commun de ITF, UNI et l’UITA. La solidarité internationale est également un facteur de renforcement des organisations sur le terrain, et il est proposé d’adresser à la direction de l’hôtel Laguna de Zagreb les messages de protestation nécessaires.

Mardi 19 juin 2001

La présidente de la session Birgitta Kihlberg accueille Leif Håkansson, troisième vice-président de la centrale nationale suédoise LO.
Leif Håkansson s’adresse aux participants/es en se félicitant, en sa qualité d’ancien président de la fédération suédoise des travailleurs/euses de l’agriculture, de la constitution au niveau international d’une seule organisation pour l’ensemble de la filière alimentaire, après la fusion de la FITPASC avec l’UITA en 1994. Les questions de travail des enfants, de fonctionnement de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), de taxe sur les déplacements de capitaux, de lignes directrices éthiques dans les investissements sont quelques-unes de celles pour lesquelles l’orateur estime nécessaire une coopération entre les centrales nationales et leurs fédérations, et le mouvement syndical international.
Point 6 : Egalité professionnelle

Patrick Dalban Moreynas présente le document du secrétariat qui met en évidence les avancées intéressantes obtenues lors de la réunion tripartite du BIT d’avril 2001 sur les questions d’égalité professionnelle. Il rappelle par ailleurs l’obligation faite au groupe professionnel d’appliquer la résolution adoptée par la conférence de 1994 sur le rééquilibrage du comité du groupe professionnel entre hommes et femmes. Il invite la conférence à discuter, et le cas échéant adopter, les lignes directrices proposées par le secrétariat, et à débattre des meilleures voies de coopération entre le groupe professionnel et le comité femmes de l’UITA.

La discussion met en lumière les points suivants : les organisations devraient refléter la composition de leur effectif, y compris en matière d’équilibre entre femmes et hommes. Les organisations du secteur HRCT s’efforcent de se conformer à la résolution de 1994, mais des obstacles pratiques demeurent et elles réclament de ce fait une certaine flexibilité dans l’application de cette résolution.

La résolution et les conclusions adoptées par la réunion tripartite du BIT sur les questions du travail des femmes dans le secteur HRCT contiennent des dispositions positives qu’il convient de promouvoir.

Il est recommandé de réécrire les lignes directrices proposées en transformant les verbes au conditionnel en verbes à l’indicatif afin d’indiquer clairement que la conférence n’exprime pas seulement des souhaits mais se fixe des objectifs de travail. Les propositions sur le travail en coupures et le travail à temps partiel devraient être reformulées pour ne pas introduire une inégalité de situation entre les femmes et les hommes.

Ont pris part à la discussion Paul Abraas, Sointu Toivonen, Klaus Schröter, LeVere Richards , John Herrström, Leena Rautavuori, Per-Olof Lindblom.

Birgitta Kihlberg constate que les lignes directrices sont adoptées avec les amendements souhaités. Le document sera transmis au comité femmes de l’UITA pour réflexion sur les questions spécifiques aux femmes du secteur HRCT. La présidente invite le secrétariat à accepter toutes les nominations au comité du groupe professionnel mais insiste sur la nécessaire prise en compte de la résolution de 1994.

Claes Borgström , Jämo (Ombudsman pour les questions d’égalité des chances en Suède) a décrit son rôle et les actions de son administration pour promouvoir l’égalité entre femmes et hommes au travail, notamment dans le domaine de l’accès aux professions, du partage des tâches et des responsabilités entre femmes et hommes dans la société et pour l’éducation des enfants, de la promotion des femmes à des postes similaires à ceux accessibles aux hommes.

Point 7 – Sociétés transnationales

Patrick Dalban Moreynas présente le document du secrétariat. Il fait le point sur les actions de solidarité en cours, notamment celles en soutien aux travailleurs/euses lock-outés/es de l’hôtel Shangri-La de Djakarta. Il rappelle les conclusions de la réunion sur Hilton/Scandic organisée la veille dans le cadre de la réunion du comité du groupe professionnel. Il propose que la discussion porte sur le groupe Accor, avec lequel l’UITA a signé un accord sur les droits syndicaux, sur le Club Méditerranée, qui vient de signer un accord sur la sous-traitance avec le comité d’entreprise européen, et sur le travail fait dans d’autres sociétés du secteur.

Paul Abraas indique qu’il a obtenu des organes dirigeants de son organisation une donation de Euros 25 000 pour les travailleurs/euses en lutte de l’hôtel Shangri-La en Indonésie. Une lettre signée des responsables de son organisation a été remise à l’ambassade indonésienne appelant le gouvernement à faciliter la résolution du conflit.

Un projet de résolution sur la situation au Shangri-La est adopté, ainsi que le principe de l’organisation d’une collecte de fonds pour les travailleurs/euses de cet hôtel privés de leur emploi.

Patrick Dalban Moreynas mentionne une situation difficile au Hyatt Belgrade, et la conférence approuve l’envoi de message de solidarité aux travailleurs/euses de cet hôtel qui protestent contre la suspension de 49 membres du syndicat au cours de négociations salariales difficiles.

Une résolution de soutien au syndicat de l’hôtel Laguna de Zagreb est adoptée sur proposition de SSUTH Croatie. Elle sera envoyée au syndicat avec une liste annexée et signée des participants/es à la conférence.

A la demande des camarades de la FILCAMS-CGIL d’Italie, une résolution est également adoptée soutenant la grève des travailleurs du dépôt Autogrill de Pieve Emanuele et s’opposant à la tendance à la sous-traitance des activités dans cette société.

Le débat sur le Club Méditerranée met en lumière les progrès réalisés au niveau du comité européen qui a obtenu un financement de ses activités et la signature d’un accord sur la réduction de la sous-traitance. En revanche, le Club Méditerranée ne reconnaît pas les syndicats en Côte d’Ivoire.

Kerstin Howald mentionne les progrès réalisés dans la mise en place de comités d’entreprise européens dans la chaîne Sheraton et chez Autogrill. Elle rappelle le soutien apporté par les affiliées en Europe au syndicat HERE d’HMS Host, filiale nord-américaine d’Autogrill. Elle décrit le travail en cours sur la société Alpha Catering.

Debbie Anderson dénonce l’opposition idéologique du groupe Marriott à la syndicalisation de ses employés/es. Au Marriott de San Francisco, le syndicat a signé il y a 20 ans un accord de neutralité par lequel la direction s’engageait à ne pas s’opposer à la syndicalisation des salariés/es. Il a fallu seize ans pour que le syndicat soit officiellement reconnu représentant des travailleurs/euses, mais il a depuis cinq ans été impossible de négocier le moindre accord collectif. HERE a réussi dans certains cas à intervenir auprès des autorités compétentes pour empêcher Marriott de gagner des contrats d’implantation de nouveaux hôtels et l’oratrice appelle les organisations des autres pays à tenter d’effectuer le même type de pression sur ce groupe hôtelier.

Le rapport du secrétariat est adopté.

Point 8 – Questions générales

Patrick Dalban Moreynas présente le document du secrétariat qui traite de la précarisation des contrats dans le secteur, des questions spécifiques aux travailleurs migrants, de la sous-traitance, de la criminalité financière, de santé/sécurité, d’éducation/formation et de durée du travail. Il attire l’attention sur le travail effectué par la centrale syndicale suédoise LO sur la criminalité financière et sur l’étude sur la durée du travail réalisée par le secrétariat. Il souligne les progrès réalisés lors de la réunion tripartite du BIT sur la limitation de la sous-traitance et des contrats de travail atypiques.

Claudio Treves (FILCAMS-CGIL Italie) souhaite une définition précise des contrats appelés atypiques car il lui semble par exemple que des contrats de travail à temps partiel ne peuvent pas être considérés comme atypiques. La convention nationale couvre les travailleurs/euses sous contrat à temps partiel. La réduction de la sous-traitance devrait s’appuyer sur des données de base chiffrées. La durée du travail dans le secteur est en moyenne de 40 heures, avec une certaine flexibilité.

José Castro (FGTA-FO France) indique que son organisation ne sera pas signataire de l’accord de réduction du temps de travail à 35 heures car il peut ouvrir la porte à une détérioration de la situation de certains/nes salariés/es en matière de rémunération et d’organisation de leur vie personnelle.

En revanche, Walter Surian (FdS-CFDT France), dont l’organisation est signataire de l’accord, considère que c’est un premier pas dans la direction d’une harmonisation de la durée du travail avec celle des autres secteurs après plusieurs décennies pendant lesquelles les travailleurs/euses du secteur ont souffert d’un régime discriminatoire caractérisé par des heures de travail non payées (heures d’équivalence).

Nicos Epistithiou indique une erreur sur le document du secrétariat. Il n’y pas 61% de personnes étrangères occupant un emploi dans les hôtels à Chypre, mais 6%.

Kerstin Howald explicite le contenu de l’accord sur la réduction de la sous-traitance signé au niveau européen avec la direction du Club Méditerranée.

Amador Escribano (FECOHT-CC.OO Espagne) demande une précision des termes et des concepts évoqués. Il considère que la sous-traitance est souvent un moyen pour l’employeur d’échapper aux obligations de la convention collective, et aimerait que soient définies les activités pouvant être sous-traitées. Il est essentiel pour lui en tout état de cause que l’unicité de l’interlocuteur syndical soit maintenue face à l’employeur.

Mohamed Elal El Sharkawi indique que les syndicats égyptiens ont réussi récemment à signer des accords sur les droits des travailleurs migrants avec les organisations concernées des pays hôtes. Il est nécessaire d’encourager la ratification des conventions fondamentales de l’OIT.

Rudolf Kaske souhaite également une définition des concepts. Les contrats à durée déterminée, les congés maternité et les contrats de sous-traitance représentent dans son pays un tiers des emplois dans le secteur. La criminalité financière est un facteur de distorsion de la concurrence, et comme tel peut entraîner des effets négatifs sur les salariés/es du secteur. Il considère toutefois que cette question ne fait pas partie des priorités des syndicats mais est plutôt l’affaire des employeurs. La qualité du service devrait être une question centrale pour l’UITA. Sur le temps de travail, HGPD a ouvert la possibilité à une certaine flexibilité de l’application des 40 heures hebdomadaires, notamment avec des semaines de travail de 4 jours.

Sointu Toivonen indique que la recherche sur la durée du travail a été utile à son organisation lors de négociations sur la durée du travail dans son pays. La formation professionnelle est une question essentiellement nationale mais l’UITA pourrait aider à définir des lignes directrices sur l’accès égal de la formation aux femmes et aux hommes, la mise en œuvre de programmes de formation tout au long de la vie, etc.

Klaus Schröter pense que la conférence doit donner des orientations au secrétariat pour le travail futur, sur la base par exemple d’un nombre limité de questions-clés. L’étude sur la durée du travail doit être poursuivie. Il faut donner priorité à la réflexion et à l’action contre toute forme de travail qui tend à saper les conditions de travail et de salaire fixées par la négociation collective. Les aspects liés au travailleurs/euses migrants/es et au travail en situation illégale sont également abordés dans le cadre du dialogue social au niveau européen. Il serait nécessaire de travailler davantage sur les questions de formation/éducation et de définir les meilleures pratiques dans ce domaine.

Per Persson (HRF Suède) indique que les salariés/es du secteur n’ont pas manifesté d’intérêt pour une réduction du temps de travail, mais davantage pour un meilleur salaire. Le travail occasionnel représente en Suède 25 à 30% des contrats de travail et est en augmentation. Les centrales nationales ont défini des actions prioritaires pour combattre cette tendance. HRF a adopté un programme cadre sur les travailleurs/euses immigrés/es interdisant toute discrimination. La criminalité financière est une priorité pour son organisation car elle menace tant la négociation collective que la sécurité de l’emploi. Son organisation coopère de façon efficace avec l’association des employeurs sur cette question qui fait l’objet d’un travail conjoint des organisations syndicales nordiques.

Tatiana Krylova confirme l’apparition, après la privatisation de l’économie russe, des phénomènes décrits dans le document du secrétariat : contrats atypiques, sous-traitance, arrivée d’émigrés à Moscou prêts à prendre un emploi dans des conditions voisines de l’esclavage. Un nouveau code du travail est en discussion. Il risque d’aggraver la situation des travailleurs/euses et de porter atteinte à leurs droits. Elle appuie les intentions de lutte contre la criminalité financière qui a des conséquences sérieuses dans son pays mais pense que rien n’est possible sans l’implication forte des autorités.

Kirill Buketov soutient le travail sur la criminalité financière qui est essentielle pour son pays dans la mesure où la répression, voire la liquidation physique contre les responsables syndicaux est le fait de criminels organisés.

Debbie Anderson présente la campagne en préparation visant à dénoncer à l’occasion de son 300e anniversaire la posture férocement antisyndicale de l’université de Yale et appelle les organisations d’autres pays à coopérer dans une action en direction des clubs Yale qui existent dans environ 50 pays du monde. Elle fournira à l’UITA et à la CISL les informations nécessaires.

En conclusion, la conférence recommande au secrétariat de poursuivre l’étude sur la durée du travail, de mieux définir le champ et le contenu du travail sur les travailleurs/euses migrants/es et la criminalité financière, de mieux identifier l’étendue de la sous-traitance en fonction des sous-secteurs et ses effets, de collecter des informations sur les pratiques en matière d’éducation/formation et de santé/sécurité dans le secteur et de poursuivre et approfondir l’analyse des phénomènes de précarité dans le secteur en définissant clairement ce que recouvre cette notion.

Point 9 – Restauration rapide

Patrick Dalban Moreynas présente le document du secrétariat qui porte sur trois sociétés majeures de ce sous-secteur : Autogrill, Tricon et Diageo. Une annexe spécifique est consacrée à McDonald’s.

Gabriele Guglielmi (FILCAMS-CGIL Italie) décrit la société Autogrill qui emploie 40 000 personnes et devient une des premières sociétés du secteur. La FILCAMS-CGIL a créé un site spécifique pour permettre aux salariés de cette société d’entrer en contact. Un bulletin d’informations virtuel est envoyé chaque semaine aux 400 unités Autogrill en Italie. Ce site pourrait être ouvert le cas échéant à des commentaires venant de camarades d’autres pays. Une convention collective est en cours de négociation qui réglementera le temps partiel et le travail de nuit.

Un accord a été passé avec McDonald’s pour négocier les conditions générales dans la société. Il s’agit de lutter contre la flexibilité de la durée du travail et des salaires.

LeVere Richards signale qu’à La Barbade, KFC a des activités mais entretient des relations plutôt positives avec le syndicat, tandis qu’une chaîne locale, Cheffette, pose des problèmes.

Paul Abraas rapporte que les relations avec McDonald’s sont assez correctes aux Pays-Bas. Toutefois son organisation a appuyé les protestations contre le travail des enfants et des femmes dans une fabrique de jouets de Chine, et a suggéré qu’un contact soit pris entre l’UITA et la direction générale du groupe. Aux Pays-Bas, 187 unités McDonald’s sont franchisées, et 27 propriété directe de la société.

Natalya Gratchova (CCCCWU Russie) remercie le bureau de l’UITA de Moscou et la fédération CCCCWU pour leur soutien dans la lutte qu’elle mène à l’usine McDonald’s de Moscou. Elle a réussi à obtenir la reconnaissance du syndicat par l’entreprise mais doit se battre maintenant contre les pressions de l’entreprise pour encourager les syndiqués à sortir du syndicat.

Tatiana Krylova décrit les efforts de sa fédération pour organiser les salariés/es des restaurants McDonald’s. Les distributions de tracts/brochures par le syndicat ont été suivies de réunions organisées par la direction pour décourager toute tentative de syndicalisation.

En conclusion, le secrétariat doit continuer à travailler sur les sociétés de restauration rapide, en particulier McDonald’s.

Point 10 – Restauration de collectivités

Patrick Dalban Moreynas présente le document du secrétariat et les activités passées qui se sont concentrées essentiellement sur les trois principales sociétés du secteur : Aramark, Compass et Sodexho.

Fernando Medina considère que le travail sur ces sociétés doit être une priorité. A elles trois, elles emploient plus de 700 000 salariés/es. Il est important de renforcer la coopération entre l’ITF et l’UITA pour le travail sur le catering aérien.

Gabriele Guglielmi indique que des minima salariaux ont été définis dans chaque province pour la restauration de collectivités et que les administrations publiques et autres contracteurs sont appelés à rejeter toute offre de contrat de restauration qui prévoit des conditions inférieures à ce plancher.

Aage Jensen se félicite de la coopération entre ITF et UITA sur le catering aérien. Il signale des difficultés avec Sodexho qui refuse d’appliquer la convention collective et emploie des travailleurs/euses des pays baltes à des conditions inférieures à celles de la convention collective du secteur. La coopération avec les travailleurs des transports a permis de faire pression sur la société et obtenir la signature d’un accord.

Klaus Schröter est d’accord sur la nécessité d’imposer un minimum de normes sociales dans le secteur et de définir les meilleures pratiques. Nous devrions pouvoir identifier les quelques sociétés qui ont des pratiques correctes dans le secteur et réfléchir aux moyens de le faire savoir.

Javier Siguero demande au secrétariat de suivre l’évolution des entreprises du secteur. La société Elior d’origine française s’introduit sur le marché des cafétérias et services de restauration aéroportuaires après le rachat de sociétés.

Per Olof Lindstrom et Per Persson ne sont pas convaincus par l’établissement éventuel de listes noires, et encouragent plutôt l’élaboration d’une liste de bons exemples.

Shane Enright (ITF) présente le travail de la section des services touristiques de l’ITF. Il décrit le processus de globalisation dans le secteur du catering aérien qui a abouti au contrôle de plus de 60% du marché par deux sociétés, LSG-Skychefs et Gate Gourmet. La nécessité de réunir les salariés de ces sociétés s’est faite d’autant plus pressante lors des actions entreprises pour s’opposer au licenciement de plus de 200 salariés/es de LSG à Heathrow en 1998. Dans ce dernier cas, la coopération avec l’UITA était nécessaire pour impliquer les organisations représentant les salariés/es de LSG en Espagne et en France, qui sont affiliées à l’UITA. Grâce à une coopération fructueuse, le conflit a été résolu à la satisfaction des travailleurs/euses concernées. Une réunion commune sur le catering aérien a été organisée en 2000 et une autre est prévue en septembre de cette année. Il est en effet nécessaire de joindre nos forces pour travailler ensemble sur des sociétés comme LSG et Gate Gourmet qui se développent dans d’autres sous-secteurs du catering comme la restauration ferroviaire. Shane considère que la coopération actuelle sur le catering aérien entre l’UITA et l’ITF est un modèle du mode d’action que nous devons avoir à l’avenir. L’ITF coopère d’ailleurs avec d’autres fédérations syndicales internationales (ISP, UNI) pour le travail sur les salariés/es du contrôle aérien et de la sécurité des aéroports respectivement.

Dans le secteur du tourisme, où ITF représente les employés/es des agences de voyage, des caristes et des guides touristiques, le choix d’une coopération étroite avec UNI (agences de voyage, tour-operators) et UITA a été fait. Il a amené à la création au niveau européen du comité syndical européen de liaison du tourisme (ETLC) que l’ITF considère comme un instrument efficace de représentation des syndicats du tourisme au niveau européen. L’ITF souhaite étendre cette expérience à d’autres régions et tenir des conférences conjointes sur le tourisme. La globalisation, les restructurations et la technologie transforment les relations d’emploi, les frontières sectorielles deviennent plus floues. Il est nécessaire que le mouvement syndical s’adapte à ces nouvelles réalités.

L’ITF et l’UITA ont des possibilités de coopération sur plusieurs terrains : la pression sur les sociétés actives en Birmanie et le boycott du tourisme dans ce pays, la solidarité dans les luttes comme celle du Swiss Grand à Séoul où l’ITF a apporté une aide précieuse à l’UITA, les salariés/es des navires de croisière pour lesquels l’ITF a initié une campagne d’organisation, les charters aériens dans lesquels de grands conglomérats touristiques comme Preussag sont impliqués, etc.

En conclusion, la conférence recommande l’élab En conclusion, la conférence recommande l’élaboration de conditions minimales qui devraient être respectées par les sociétés de restauration de collectivités en vue de mettre à disposition une liste des sociétés qui respectent ces conditions.

Le rapport du secrétariat est adopté.

Point 11 – Tourisme

Patrick Dalban Moreynas présente le document du secrétariat et les annexes concernant la politique de l’UITA dans le secteur du tourisme et la prise de position de l’UITA sur les accords du GATS. Il attire l’attention des participants/es sur la nécessité de suivre et mettre à jour la liste de l’UITA des hôtels recommandés/déconseillés.

LeVere Richards accepte la proposition de rédaction du secrétariat pour le document sur la politique de l’UITA dans le secteur du tourisme qui rappelle le droit inaliénable des populations locales d’accéder aux plages et terrains côtiers de leur propre pays. Ceci lui paraît refléter la préoccupation de son organisation exprimée dans une précédente proposition d’amendement. Il souhaite par ailleurs que l’UITA initie une réflexion et une discussion visant à une prise de position sur les formules hôtelières « tout-compris ».

Per Olov Lindblom, Claudio Treves et Fernando Medina interviennent pour soutenir le travail sur le tourisme durable, la coopération entre organisations syndicales internationales actives dans le tourisme, l’élaboration et la mise à disposition aussi large que possible de la liste d’hôtels recommandés et déconseillés en s’efforçant de sensibiliser les agences de voyages et tour-operators. Fernando Medina souhaite que le mouvement syndical soit impliqué dans l’application du code mondial d’éthique du tourisme dont les insuffisances doivent par ailleurs être dénoncées.

Le document du secrétariat et l’annexe amendée sur la politique de l’UITA dans le secteur du tourisme sont adoptées. Le secrétariat est mandaté pour travailler sur les questions de tourisme durable, poursuivre ses efforts pour l’implication du mouvement syndical dans la mise en œuvre du code mondial d’éthique du tourisme, recenser les initiatives sur la promotion du tourisme écologique et coopérer avec les ONG sur la préparation du sommet prévu en mai 2002, continuer les pressions sur les sociétés actives en Birmanie pour qu’elles stoppent leurs activités dans ce pays, poursuivre la mise à disposition d’une liste d’hôtels recommandés/déconseillés à jour, recenser et disséminer toute information sur l’évolution de la politique du tourisme au niveau des régions.

Point 12 – Projets de développement syndical

Le document du secrétariat est présenté et adopté.

Point 13 – Travail des enfants

Après la présentation du document du secrétariat, Rey Rasing détaille le projet mené à bien aux Philippines par NUWHRAIN avec le soutien du BIT. Dans le cadre de cette étude, 500 enfants ont été interrogés. Des cas spécifiques ont été présentés au public pour le sensibiliser au travail des enfants. Du matériel didactique (brochures, posters, etc.) a été déposé dans certains hôtels. Un employeur a déjà déclaré être prêt à inclure l’accord modèle de l’UITA dans l’accord collectif signé avec NUWHRAIN. Le syndicat s’efforce de faire de même avec six autres établissements. La deuxième phase du projet concernera quatre grandes villes des environs de Manille. L’étude de NUWHRAIN, qui a donné lieu à la publication d’un rapport et d’un manuel d’éducation, a été réalisée dans des établissements pour la plupart non syndiqués sur des enfants non salariés qui se livrent à la prostitution.

Klaus Schröter se réjouit des progrès réalisés dans la condamnation du travail des enfants par les employeurs à la réunion tripartite du BIT d’avril 2001.

Hiroshi Sawada indique que son organisation est intéressée dans la préparation et la participation à la conférence sur l’exploitation commerciale sexuelle des enfants qui aura lieu à Yokohama fin 2001. La centrale nationale Rengo est prête à soutenir le travail de son organisation sur le travail des enfants.

Le document du secrétariat est adopté avec un encouragement aux organisations affiliées à utiliser davantage l’accord modèle de l’UITA.

Point 14 – Relations avec d’autres organisations

Patrick Dalban Moreynas présente le document du secrétariat qui met l’accent notamment sur les relations avec l’Organisation internationale du travail, en particulier pour ce qui concerne les réunions sectorielles tripartites, et avec l’Organisation mondiale du tourisme.

LeVere Richards indique qu’au niveau de sa région, les organisations syndicales et le secrétariat régional ont des contacts avec la Caribbean Tourism Organization dont le secrétaire général a assisté à une réunion régionale en janvier 2001. Des relations existent également avec la Caribbean Hotel Association. La réunion régionale prévue en novembre 2001 permettra de développer ces relations.

Kerstin Howald fait rapport sur les activités concernant les transnationales couvrant le transport et le tourisme. Dans ce cadre, la question des établissements « tout compris » sera abordée. Un autre axe de travail est la coopération Europe/Méditerranée. Une conférence est en préparation.

Javier Siguero pense important que non seulement le secrétariat, mais aussi un certain nombre d’organisations affiliées soit impliqué dans les contacts avec des organisations actives dans le tourisme.

Après une courte introduction de Birgitta Kihlberg, Einar Söder présente l’Association internationale des hôtels et restaurants (AIHR, mieux connue sous l’abréviation de son nom en anglais IHRA) qu’il préside depuis quelques mois. L’IHRA regroupe les associations nationales d’hôteliers et de restaurateurs de 150 pays. Elle mène des programmes concernant le respect de l’environnement, l’éducation/formation, l’analyse des tendances, les questions économiques, les questions sociales, la réglementation, et toute autre question d’intérêt pour les hôteliers et restaurateurs.

En réponse à des questions de En réponse à des questions de Leena Rautavuori, Zeljko Herendic et Paul Abraas , Monsieur Söder reconnaît que les salaires sont souvent insuffisants pour garder les jeunes salariés qualifiés dans le secteur et que la négociation collective est une nécessité en la matière, ainsi que la mise en place de plans de déroulement de carrière. Il indique clairement que son organisation n’encourage en aucune manière l’opposition aux syndicats mais qu’il ne peut s’exprimer au nom de l’ensemble des sociétés et groupes membres de l’IHRA.

Il répond à Klaus Schröter que l’IHRA ne coopère pas actuellement avec les organisations syndicales sur les questions d’éducation/formation mais que cette question pourrait être considérée à l’avenir.

Le document est adopté.

Point 15 – Résolutions et déclarations

Après la présentation de la résolution sur Cuba par le secrétariat, LeVere Richards tient à expliciter cette proposition : les travailleurs/euses de Cuba doivent être acceptés/es dans la famille de l’UITA. Son organisation BWU a déjà des contacts avec la fédération des travailleurs/euses de l’hôtellerie-restauration. Il pense nécessaire d’envoyer à Cuba une mission d’investigation de 6 personnes et en évalue le coût à USD 20 000.

Fernando Medina rappelle que l’UITA met en avant le principe de liberté syndicale et de liberté d’affiliation et qu’elle doit veiller à ne pas encourager des contacts avec des organisations qui ne respectent pas ce principe. L’envoi d’une mission d’investigation ne devrait en tout cas pas résulter en une admission sans condition des organisations cubaines.

Napoleon Kpoh soutient le projet de résolution car il considère que tous les travailleurs sont confrontés à des problèmes et doivent pouvoir par conséquent unir leurs forces.

Javier Siguero pense qu’il est nécessaire d’aborder la question des rapports avec les organisations cubaines d’une façon globale et non sectorielle. Il pense en tout cas que des conditions doivent être posées au préalable.

Claudio Treves soutient la résolution car l’établissement de relations avec toutes les organisations syndicales lui paraît nécessaire.

Le secrétariat propose les amendements suivants à la résolution :

    • modifier le premier paragraphe opérationnel pour indiquer que l’UITA entreprendra une recherche sur la nécessité d’établir des contacts (et non des relations) avec le mouvement syndical cubain ;
    • modifier le deuxième paragraphe pour indiquer que la mission sera envoyée à Cuba pour évaluer la situation dans le secteur HRCT (et non pour entreprendre des discussions avec le mouvement syndical cubain) ;
    • modifier le dernier paragraphe pour indiquer que la mission présentera ses conclusions lors d’une prochaine réunion du groupe professionnel HRCT (et non lors de la prochaine réunion du comité du groupe professionnel HRCT qui se tiendra en 2002).

La résolution avec les amendements proposés est adoptée.

Le projet de résolution sur la promotion d’un tourisme durable qui pourrait être soumis au 24e congrès de l’UITA en mai 2002 est adopté dans son principe. Les organisations affiliées seront invitées à la compléter en tant que de besoin avant soumission à la commission des résolutions du congrès. Il est suggéré dans l’avant-dernier paragraphe d’encourager à la constitution de listes d’exemples positifs.

La modification du règlement du groupe professionnel La modification du règlement du groupe professionnel est adoptée comme proposé par le secrétariat.

Le document est adopté.

Point 16 – Congrès de l’UITA mai 2002

La conférence prend note du document du secrétariat et l’approuve sans discussion.

Point 17 – Elections

La conférence a élu le comité du groupe professionnel comme suit :

Afrique Mohamed Helal El-Sharkawi
(Egypte)
Lena Davor
(Ghana)
Alouko Fiankan Marie
(Côte d’Ivoire)
Asie Kunio Akiyama
(Japon)

2
e vice-président
Vacant
(Malaisie)
vacant
(Philippines)
Caraïbes Helena M. Burgess
(Bermudes)

2
e vice-présidente
Leo Douglas
(Bahamas)
Annette Lindsey
(Antigua & Barbuda)
Europe continentale de l’ouest Karl Eugster
(Schweiz/Suisse)
* Jean Paschenko
(Belgique)
* Frans Dirix
(Belgique)
* Rafaël Nedzynski
(France)
* Valter Surian
(France)
Klaus Schroeter
(Allemagne)
Paul Abraas
(Pays-Bas)
Rudolf Kaske
(Autriche)
Europe centrale et orientale
Vesna Dejanovic
(Hrvatska/Croatie)
Zlatko Vorácek
(République tchèque)
Julius Buchta
(République slovaque)
Méditerranée orientale Nicos Epistithiou
(Chypre)

Président
Rachel Abenaïm
(Israël)
vacant
Amérique latine vacant Vacant vacant
Pays nordiques Birgitta Kihlberg
(Suède)

1ère vice présidente
Aage Jensen
(Danemark)
Jan Abrahamsson
(Suède)
Leena Rautavuori
(Suomi/Finlande)
Jens Hoel
(Norvège)
vacant
(Islande)
Amérique du Nord vacant vacant vacant
vacant vacant vacant
Pacifique vacant vacant vacant
Europe du sud voir ci-dessous (1) voir ci-dessous (1) voir ci-dessous (1)
Royaume Uni et Irlande vacant Vacant Vacant
* rotation à moitié de mandat
        1.Europe du Sud:
2002 Javier Siguero (Espagne) Pierangleo Raineri(Italie) Emilio Fargnoli (Italie)
2003 Fernando Medina (Espagne) Gabriele Guglielmi(Italie) Pierangelo Raineri (Italie)
2004 Gabriele Guglielmi (Italie) Fernando Medina (Espagne) Javier Siguero (Espagne)
2005 Pierangelo Raineri (Italie) Javier Siguero (Espagne) Fernando Medina (Espagne)
2006 Emilio Fargnoli (Italie) Javier Siguero (Espagne) Fernando Medina (Espagne)

Nicos Epistithiou , candidat à la réélection, a été réélu président du groupe professionnel par acclamation. Birgitta Kihlberg a été réélue première vice-présidente du groupe professionnel. La seconde vice-présidence sera assurée comme suit :

    • de la conférence de juin 2001 jusqu’à la réunion du comité du groupe professionnel de 2003, par Molly Burgess (BIU Bermudes) ;
    • de la réunion du comité du groupe professionnel de 2003 jusqu’à la réunion du comité du groupe professionnel de 2004, conjointement par Molly Burgess et Kunio Akiyama (Leisure Service Rengo Japon) ;
    • de la réunion du comité du groupe professionnel de 2004 jusqu’à la conférence du groupe professionnel de 2006, par Kunio Akiyama (Leisure Service Rengo Japon).

Point 18 – Futures réunions

LeVere Richards propose la tenue d’une prochaine réunion du comité du groupe professionnel aux Bahamas, à l’invitation de l’affiliée BHCWU.

Mohamed Elal El Sharkawi indique la disponibilité de son organisation pour accueillir une réunion organisée par l’UITA.

Point 19 – Autres questions

Tomoji Misato (comité de coordination des affiliées de l’UITA au Japon) insiste sur la nécessité de soutenir les travailleurs/euses de Birmanie, dont plusieurs milliers travaillent dans le secteur de l’hôtellerie-restauration de son pays.

Le président remercie le vice-président Hiroshi Sawada pour les nombreuses années passées au service du groupe professionnel et lui souhaite une heureuse retraite. Il remercie également toutes les collaboratrices et les collaborateurs de HRF Suède qui, à Malmö ou à Stockholm, ont fourni un effort important pour que cette conférence soit un succès sur le plan pratique.

Hiroshi Sawada remercie chaleureusement le président pour ses mots et se félicite d’avoir pu travailler de façon si constructive avec les autres membres du groupe de pilotage et avec tous les camarades des syndicats HRCT au cours de ces années. Il souhaite à tous de continuer à remporter des succès dans la promotion des droits des travailleuses et travailleurs du secteur.

Nicos Epistithiou remercie les participants/es de lui avoir fait confiance pour conduire le groupe professionnel. Il remercie les vice-présidents/es pour leur aide et les participants pour leurs contributions très riches. Il clôt la conférence en remerciant également les interprètes et le secrétariat.