Compte-rendu de la formation des délégués italiens du Comité Européen de dialogue social du Club Méditerranée, les 10 et 11 octobre à Rome

Compte-rendu de la formation des délégués italiens du Comité Européen de dialogue social du Club Méditerranée,
les 10 et 11 octobre à Rome

Participants :
AQUIA Giuseppe (FISASCAT Cefalu), CALZOLARI B. (FILCAMS Donoratico), DI LAURO G. (FILCAMS Toscane), FARGNOLI Emilio (UILTUCS nationale) GUGLIELMI Gabriel (FILCAMS nationale), JUYAUX Christian (secrétaire du CEDS), MESSINA Pasquale (FISASCAT Cefalu) PANNOZO G. (ENBT Rome), RONDINELLI Daniela (FISASCAT nationale), SURIAN Valter (coordinateur – interprète), TRONCI Luigi (Otranto UILTUCS)

Du fait de l’absence du directeur pour l’Italie du Club Méditerranée Monsieur Georgio PALMUCHI, nous organisons ces journées de formation autour de 3 thèmes :
·Les problèmes concrets des travailleurs dans les établissements.
·La mise en œuvre de la déclaration sur la sous-traitance.
·La mobilité transnationale au Club Méditerranée.

1) Les problèmes concrets des travailleurs dans les établissements :

DONORATICO : En 2000 fermeture du village pour restructuration immobilière et mise en conformité les normes d’hygiène et de sécurité.

            Soutien du syndicat (FILCAM-CGIL) auprès des autorités publiques pour obtenir le maintien de l’emploi.
            Depuis 2002 un véritable programme de travail, mais quelle est la stratégie d’investissement du Club Méditerranée sur l’avenir des destinations du soleil en Italie ?
            La Toscane a des atouts pour attirer une population européenne (5h de Munich en voiture) avec des infrastructures en autoroute (en 1h Siéne et Florence). La promotion par un organisme public de la “ Côte des Etrusques ” avec un plan de respect de l’environnement et une labellisation avec des logos.
        Les relations avec le syndicat sont correctes car les plans de formation pour la population locale permettent une embauche ensuite au Club Méditerranée.

CEFALU :En Sicile nous avons les mêmes potentiels avec des stations de sports d’hiver, mais comment élargir l’offre pour prolonger l’activité toute l’année ?

OTRANTO :Une saisonnalité très courte dépendant des conditions climatiques, d’ou une nécessité de restructurer le village (salles de séminaires) et de professionnaliser le personnel pour pérenniser l’activité.

Le personnel permanent diminue par la sous-traitance des emplois à l’entretien, et les conditions actuelles proposées pour la mobilité en Europe ne sont pas attrayantes.

Etat des forces syndicales dans les villages italiens du C.M.

CEFALU5 délégués (1 FISASCAT/4 UILTUCS)100 adhérents
OTRANTO1 délégué (UILTUCS) 25 adhérents
DONORATICO1 délégué (FILCAM-CGIL) 28 adhérents

Mais nous n’avons pas de locaux syndicaux dans les villages et nous ne bénéficions pas de matériels de communication interne.

2) La mise en œuvre de la déclaration commune sur la sous-traitance :

DONORATICO : C’est un bilan positif, car une meilleure transparence dans les rapports au travail. Dans le village la sécurité et le nettoyage des chambres ont été sous-traitées.

            Cette déclaration commune nous donne une plus grande légitimité pour faire un travail de contrôle, mais nous sommes informés à posteriori, et nous souhaitons être consultés préalablement.

CEFALU :Nous ne sommes pas concernés par ce texte car il n’y a pas de sous-traitance en saison.

OTRANTO :Pendant la fermeture du village, les permanents font l’entretien de l’établissement, et nous voulons contrôler à priori toute externalisation de l’emploi.

3) La mobilité transnationale au Club Méditerranée :

Après avoir présenté la demande de la direction générale du Club Méditerranée, les enjeux pour les travailleurs de la zone Europe/Afrique et l’état des discutions avec l’UITA (syndicat professionnel international pour l’hôtellerie –tourisme), les participants débattent des conditions sociales pour une réelle mobilité :

·Le respect des conventions collectives nationales ou régionales et accords paritaires locaux.
·Avoir des conditions de travail, de logement et de nourriture acceptables.
· Obtenir une prise en charge des frais réels et du temps de voyage.
·Possibilités de bénéficier des installations et liberté de participer aux animations.
·Délais de prévenance des salariés concernés le plus tôt possible et au minimum un mois avant de partir.

Nous constatons des périodes de travail de plus en plus courtes, une absence de politique de gestion des carrières et le développement de la précarité imposée.

Cette dégradation des conditions de travail a pour effet la pénurie de main d’œuvre qualifiée, et si nous voulons paritairement développer la mobilité transnationale pour permettre la professionnalisation des travailleurs, nous devons négocier un accord au Club Méditerranée qui comprendrait :

¤ des conditions sociales de la mobilité
¤ la mise en place de comité de suivi nationaux
¤ des conditions salariales minimum au Club Méditerranée

Alors nous transformerons la mobilité dans le Club Méditerranée qui peut devenir un risque (dumping social), comme une chance pour celles et ceux qui travaillent dans cette transnationale du tourisme.

L’avenir du Comité Européen de Dialogue Social du Club Méditerranée

Depuis sa création en septembre 1996, nous avons tenté dans le premier mandat de mettre en œuvre l’information et la consultation préalable sur les évolutions économiques et de l’emploi dans cette transnationale.

Lors du renouvellement en novembre 1999, nous avons obtenu des moyens en formation et du temps financé pour le secrétaire, et cela nous a permis de conclure une déclaration commune sur la sous-traitance et d’engager des négociations sur la mobilité transnationale.

Pour l’avenir les membres du CEDS en lien avec leurs fédérations syndicales doivent mettre en œuvre dans leurs établissements, les engagements sociaux pris au plan européen par la direction générale, ainsi nous construirons du social au Club Méditerranée.

Compte-rendu établit par Christian JUYAUX
Secrétaire du CEDS du Club Méditerranée

Roma le 11 octobre 2002